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Les vitamines et les minéraux

Les vitamines et les minéraux
Biotine Phosphore Vitamine B6 (Pyridoxine)
Calcium Potassium Vitamine B12
Chlore Sodium Vitamine B (Complexe)
Cuivre Vitamine A Vitamine C
Acide folique Vitamine B1 (Thiamin) Vitamine D
Iodure Vitamine B2 (Riboflavine) Vitamine E
Fer Vitamine B3 (Niacinamide/Niacine) Vitamine K
Magnésium Vitamine B5 (Acide Pantothénique) Zinc

Les vitamines et les minéraux viennent en aide aux enzymes de l’organisme. Sans eux, les processus de l’organisme s’arrêteraient net, raison pour laquelle ils sont si essentiels à la santé.

On les appelle les «micronutriments» (micro signifie petit) puisque les quantités dont on a besoin sont tellement infimes; ils se mesurent en milligrammes ou en microgrammes. Par contraste, un macronutriment tel qu’une protéine se mesure en grammes.

Les vitamines sont soit liposolubles (vitamines A, D, E, K) - ce qui signifie qu’il faut des corps gras pour qu’elles soient absorbées - et sont emmagasinées dans le foie et les tissus adipeux de l’organisme, soit hydrosolubles (les vitamines B et la vitamine C). Ces dernières ne sont généralement pas emmagasinées dans l’organisme et doivent donc être remplacées tous les jours. Elles sont donc moins susceptibles d’être toxiques que les vitamines liposolubles.

Les vitamines liposolubles

La vitamine A – pour une peau et des yeux en santé
La vitamine A est indispensable à la vision normale, surtout la vision crépusculaire, ainsi qu’à la croissance et au développement des os.
Une peau saine dépend aussi de la vitamine A. Par peau, on entend aussi les muqueuses de l’organisme – la paroi de l’appareil digestif, du système respiratoire et du tractus urinaire. La vitamine A maintient leur douceur et leur souplesse et les couvre de muqueuses protectrices. Puisque ces « membranes » sont les premières barrières physiques pour les bactéries et les virus, la vitamine A aide à prévenir les infections.
Les aliments sont source de deux types de vitamine A :
On retrouve la vitamine A dans les aliments d’origine animale tels que le foie, le beurre, le lait entier, le lait enrichi à faible teneur en gras et les huiles de foie de poissons.
On la trouve aussi sous forme de carotène, aussi appelé provitamine A, qui se transforme en vitamine A dans l’organisme, dans les aliments d’origine végétale tels que les légumes et fruits orange foncé (carottes, patates douces, courges, abricots, mangues) et les feuillus vert foncé (épinards, chou frisé, feuilles de chou vert).
Les carotènes sont un groupe de pigments antioxydants qui agissent comme des boucliers, aidant à neutraliser les radicaux libres. Les radicaux libres sont des molécules instables qui peuvent avoir un effet destructeur sur les cellules saines de l’organisme.

Vitamine D – la vitamine soleil; pour la santé des os
La vitamine D est essentielle à la croissance des os car elle favorise l’absorption du calcium et aide à préserver l’équilibre des minéraux dans l’organisme. Une carence se traduit par le rachitisme chez les enfants et l’ostéomalacie chez les adultes. Ces états sont caractérisés par une masse osseuse réduite, qui entraîne la déformation des jambes (jambes arquées) et la courbure accentuée de la colonne vertébrale.
Notre organisme produit de la vitamine D lorsque les rayons ultraviolets du soleil interagissent avec la peau. Cependant, en quantités élevées, la vitamine D devient toxique. Les symptômes associés à l’insolation — crampes d’estomac, nausée et vomissements – sont en fait des signes d’intoxication à la vitamine D.
Parmi les sources alimentaires qui en fournissent, il y a le lait enrichi, les jaunes d’œufs, le beurre, l’huile de foie de morue, le poisson d’eau froide comme le saumon, le maquereau ou le hareng. Les légumes feuillus vert foncé contiennent aussi de petites quantités de vitamine D.

La vitamine E – la vitamine anti-stérilité, antioxydante
En 1922, les chercheurs ont remarqué que les rats auxquels on avait fait suivre un régime alimentaire dépourvu de vitamine E ne pouvaient se reproduire. Depuis, on connaît la vitamine E sous le nom de vitamine de fertilité ou d’anti-stérilité. Le tocophérol, soit le nom chimique de la vitamine E, signifie littéralement «porter des enfants».
La vitamine E a de puissantes vertus antioxydantes, ce qui lui permet de protéger les membranes cellulaires et leur fonction immunitaire. Elle s’intègre à la portion adipeuse des membranes cellulaires, les protégeant des métaux toxiques, radicaux libres et autres composés nocifs. De plus, elle est vitale à un fonctionnement immunitaire normal, puisqu’elle protège le thymus et les globules blancs des dommages éventuels.
De plus en plus, la recherche démontre qu’un supplément de vitamine E peut aider à prévenir les maladies coronariennes en protégeant les parois artérielles des dommages causes par les radicaux libres. Il agit aussi comme anticoagulant naturel.
En tant que traitement de premier soin, l’application topique d’huile à la vitamine E est très bénéfique pour les plaies, surtout les brûlures. Elle accélère la guérison et réduit les cicatrices.
Les huiles végétales polyinsaturées constituent la meilleure source alimentaire de vitamine E. Les graines et noix fraîches , les grains entiers et les huiles végétales non transformées et pressées à froid constituent de bonnes sources de vitamine E. Les légumes feuillus vert foncé, le germe de blé et l’huile de germe de blé, le jaune d’œuf, le beurre et le foie sont d’autres sources. Le fait de transformer les huiles détruit la plupart de la vitamine E qu’elles contiennent.

La vitamine K – le facteur coagulation
Lorsque vous vous coupez le doigt, la vitamine K vient à la rescousse, aidant l’organisme à produire plusieurs facteurs qui font en sorte que le sang coagule. La recherche indique que la vitamine K contribue aussi à la fixation du calcium dans les os.
Des bactéries bénéfiques dans le gros intestin (la flore intestinale) produisent la vitamine K en quantités qui peuvent équivaloir à environ la moitié de l’apport quotidien nécessaire. Les aliments tels que les légumes feuillus vert foncé et le thé vert sont d’excellentes sources de vitamine K. Les asperges, l’avoine, le blé entier et les petits pois frais sont aussi de bonnes sources. Fait intéressant à noter, la plupart des aliments riches en vitamine K contiennent aussi beaucoup de calcium.


Les vitamines hydrosolubles

La vitamine C –Pour la guérison des plaies, la production de collagène et comme antioxydant
De nombreuses études démontrent que la vitamine C augmente l’activité des globules blancs et anticorps qui aident à combattre les bactéries et les virus.
La vitamine C est probablement l’antioxydant le plus important de l’organisme. Tandis que la vitamine E protège les composantes adipeuses du corps, la vitamine C protège tous les milieux aqueux du corps, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des cellules. De plus, elle protège les graisses circulant dans le sang, surtout le LDL mieux connu sous le nom de «mauvais cholestérol».
Les vitamines C et E travaillent en équipe. Dès que la vitamine E neutralise un radical libre, elle devient inactive et, pour ainsi dire, quitte son poste. La vitamine C la rend de nouveau fonctionnelle et lui fait reprendre son service.
La formation du collagène constitue l’autre rôle clé de la vitamine C. Le collagène est la protéine produite par tous les tissus conjonctifs pour obtenir résistance et soutien. On trouve le collagène dans pratiquement tous les tissus de l’organisme. Il représente le principal élément de soutien pour les vaisseaux sanguins, les os, les dents, les tendons, la peau et les tissus adipeux. Les gens atteints de scorbut, maladie causée par une carence en vitamine C, démontrent, comme premier symptôme, des saignements ou meurtrissures aux gencives.
La vitamine C est impliquée dans la production de neurotransmetteurs, des signaux chimiques qui transmettent les messages le long d’une fibre nerveuse. Elle aide aussi à préparer le cholestérol superflu pour son évacuation de l’organisme et est essentielle pour l’absorption du fer et de l’acide folique (folacine) du tractus digestif.
Parmi les sources alimentaires qui en fournissent, on retrouve les légumes et les fruits - surtout les agrumes – le cantaloup, les fraises, les tomates, les poivrons verts, les légumes feuillus vert foncé, le brocoli, les pommes de terre, les petits pois frais et la laitue. Malheureusement, cet élément nutritif miracle se perd facilement dans l’eau de cuisson ou lorsqu’il est exposé à l’air, au bicarbonate de soude ou aux antiacides.

Les vitamines du complexe B – produisent de l’énergie en transformant les glucides, les protéines et les lipides.
Parmi les vitamines du complexe B, on retrouve les vitamines B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 (niacine, acide nicotinique), B5 (acide pantothénique), B6 (pyridoxine), l’acide folique ou folacine, B12 (cyanocobalamine) et la biotine.
Toutes les vitamines du complexe B se transforment en coenzymes actifs pour appuyer les enzymes qui transforment les aliments en énergie. Bon nombre d’entre elles assurent aussi le fonctionnement normal du système nerveux et du cerveau. Les premiers signes d’une carence en vitamine B sont souvent de nature neurologique, émotive ou psychologique

B1 (thiamine) – libère l’énergie des glucides
La vitamine B1, ou thiamine, aide à brûler les glucides. La carence en vitamine B1 est responsable du béribéri, dont les symptômes sont la fatigue, la dépression, les picotements ou les engourdissements dans les jambes et la constipation. S’il n’est pas soigné, le béribéri peut provoquer des dommages permanents au système nerveux. Une légère carence en vitamine B1 peut provoquer ces mêmes symptômes, surtout chez les gens âgés.
Les grains entiers en sont une bonne source, tout comme le bœuf, les abats (foie, rognons, cœur), les noix, les haricots cuits et secs, le lait, le chou-fleur, les épinards qui en fournissent aussi un peu.

B2 (riboflavine) – métabolisme de l’énergie
Cet élément nutritif est indispensable à la croissance des cellules, car il participe à l’élaboration des acides gras et des acides aminés et produit de l’énergie à partir du glucose. Une carence en vitamine B2 provoque la perlèche, soit l’inflammation et le fendillement de la commissure des lèvres, l’inflammation de la langue, la sensibilité à la lumière et les cataractes.
On en trouve dans les abats, les produits laitiers, les amandes, les champignons, les grains entiers, le soja et les légumes feuillus vert foncé. L’exposition à la lumière détruit cette vitamine, mais pas les températures de cuisson.

B3 (acide nicotinique / niacine) – métabolisme de l’énergie et formation des tissus
La vitamine B3 - aussi connue sous les appellations vitamine PP ou niacine – est une coenzyme qui participe à plus de 50 réactions métaboliques, y compris l’assimilation des graisses et des glucides pour obtenir de l’énergie, et la production d’hormones sexuelles et corticosurrénales. Une importante carence en niacine entraîne la pellagre, maladie caractérisée par ce qu’on appelle les trois ‘D’ : dermatite, démence et diarrhée.
La vitamine B3 nous vient sous deux formes : la niacine (acide nicotinique) et le nicotinamide. À doses élevées, la niacine peut provoquer des rougeurs soudaines temporaires au visage.
L’organisme peut produire de la niacine à partir de tryptophane, un acide aminé. Parmi les aliments riches en niacine et en tryptophane, on retrouve le foie, les œufs, le poisson et les arachides. Les légumineuses, les grains entiers (sauf le maïs), le lait et les avocats sont d’autres sources de cette vitamine.

B5 (acide pantothénique) – métabolisme de l’énergie et formation des tissus
À l’instar des autres vitamines B, la vitamine B5 aide à extraire l’énergie des glucides et des graisses. Dans l’organisme, elle se transforme en coenzyme A et sert au métabolisme des glucides, des graisses et des protéines. Elle aide aussi à former les globules rouges et le neurotransmetteur acétylcholine, un élément chimique qui achemine des messages d’une cellule nerveuse à l’autre.
La vitamine B5 joue un rôle important dans la formation de composantes de membranes cellulaires et des phospholipides spéciaux requis par le cerveau. Étant donné que la glande surrénale dépend particulièrement de cette vitamine, on appelle souvent la vitamine B5 la vitamine «anti-stress».
La fatigue, l’engourdissement et la douleur lancinante dans les pieds sont des symptômes d’une carence en acide pantothénique. Ce genre de carence est assez rare puisque l’acide pantothénique est présent dans de nombreux aliments. On en retrouve des concentrations élevées dans les abats, le lait, le poisson et la volaille. Les légumineuses, les patates douces, le brocoli, le chou-fleur, les oranges, les fraises et les grains entiers représentent de bonnes sources végétales.

B6 (pyridoxine) – métabolisme de l’énergie et formation des tissus
La vitamine B6, ou pyridoxine, participe à plus de réactions 60 chimiques. Étant donné que la vitamine B6 est requise pour que toute cellule puisse se multiplier, elle est extrêmement importante pour rester en santé pendant la grossesse, pour maintenir une bonne fonction immunitaire, la normalité des tissus épithéliaux et des globules rouges.
La vitamine B6 est vitale au bon fonctionnement du cerveau parce qu’elle aide à produire de nombreux neurotransmetteurs, substances chimiques qui agissent comme messagers. Une carence en vitamine B6 peut entraîner la dépression, des convulsions, la détérioration des fonctions nerveuses, l’anémie et le fendillement des lèvres et de la langue. Une dose quotidienne de plus de 2,000 mg de pyridoxine présente une certaine toxicité pour le système nerveux.
La viande, la volaille, le poisson, le jaune d’œuf, le soja et autres légumineuses, les bananes, les graines, les noix, les pommes de terre, le chou-fleur et le chou de Bruxelles sont tous d’excellentes sources de vitamine B6.

L’acide folique (folacine) – développement fœtal
La transformation de l’acide folique ou folacine en sa forme active s’effectue dans l’organisme par la niacine et la vitamine C. Il a été démontré que l’acide folique empêche certaines anomalies congénitales. L’acide folique est requis pour fabriquer l’ADN; il est donc crucial au développement des cellules et au développement du système nerveux du fœtus.
Une carence en acide folique affecte toutes les cellules, surtout celles qui se renouvellent rapidement comme les globules rouges et les cellules qui garnissent la paroi intestinale et le tractus génital. Parmi les symptômes, il y a la dépression, l’irritabilité, le manque de mémoire, la diarrhée, la fatigue, la mauvaise croissance et l’essoufflement. L’anémie ferriprive marque une carence en acide folique et en vitamine B12.
L’acide folique est présent dans de nombreux aliments d’origine végétale tels que les légumes feuillus vert foncé, les légumineuses, les asperges, les oranges, les légumes-racines et les grains entiers. Il est facilement détruit par la transformation, alors mangez certains de vos légumes verts crus.

Vitamine B12 – formation de globules rouges
La vitamine B12 présente bon nombre des fonctions de l’acide folique, y compris la synthèse de l’ADN et la formation de globules rouges. De plus, la vitamine B12 est requise pour l’isolation, ou gaine de myéline, autour des fibres nerveuses. Si cette gaine est endommagée, les fibres nerveuses ne peuvent transmettre les messages de façon adéquate.
Tel que précisé, une carence soit en folate ou en vitamine B12 peut entraîner l’anémie ferriprive, une maladie qui présente de gros globules rouges. Si elle n’est pas soignée, l’anémie ferriprive ou anémie par carence martiale peut résulter en dommages irréversibles au système nerveux, voire même la démence.
La vitamine B12 ne se trouve que dans les aliments d’origine animale. Le foie et les rognons sont les aliments ayant la teneur la plus élevée. Les œufs, la viande, le fromage et le poisson en contiennent aussi des quantités non négligeables. Les vrais végétariens, soient ceux qui ne consomment aucun aliment d’origine animale, devraient prendre un supplément de vitamine B12.

Biotine – aide à métaboliser les acides aminés et les glucides
La biotine favorise la pousse d’ongles résistants et de cheveux sains. Si votre poupon a souffert de calotte séborrhéïque, cette dernière a probablement été entraînée par une carence en biotine. Une carence en biotine chez les adultes entraîne une peau sèche et écailleuse, la nausée et le manqué d’appétit.
La biotine agit en tant que quatre coenzymes différentes impliquées dans la transformation du glucose et des acides gras en énergie. Elle est aussi indispensable à la croissance et à la division des cellules. Une bonne variété de bactéries intestinales produira de la biotine. Un régime alimentaire végétarien attire les bactéries intestinales qui produisent davantage de biotine et en facilitent l’absorption.
Parmi les sources alimentaires qui en fournissent, on retrouve le fromage, les abats, le soja, le chou-fleur, les œufs, les champignons, les noix, les arachides et le blé entier.

Les minéraux et oligo-éléments
Ces éléments sont constitués de deux catégories : les principaux minéraux (calcium, phosphore, magnésium, potassium, sodium et chlore) et les oligo-éléments (chrome, cobalt, cuivre, iode, fer, manganèse, sélénium, zinc et plusieurs autres).
Lorsque l’on fait référence aux minéraux, il est important de comprendre le principe de synergie. La synergie sous-entend que chacun des minéraux influence l’effet qu’auront tous les autres minéraux. Chacun est nécessaire en une quantité qui lui est propre pour un fonctionnement optimal.
La nature a mis au point plusieurs méthodes pour conserver le niveau de nombreux minéraux à des niveaux appropriés dans l’organisme. Le tractus digestif absorbera davantage d’un minéral ou oligo-élément si le corps en présente une carence. Par exemple, l’organisme d’une personne souffrant d’anémie causée par une carence en fer absorbera davantage de fer de son alimentation. Un surplus d’un minéral ou oligo-élément donné sera excrété par le biais des reins ou des intestins.
Bon nombre de minéraux sont forcés à faire concurrence à d’autres minéraux pour maintenir leur équilibre. Le fer et le cuivre, par exemple, sont transportés par une protéine appelée la transferrine. Ces deux minéraux luttent l’un contre l’autre pour s’accaparer la quantité limitée de transferrine disponible.

Calcium – pour des os et des dents résistants
Le calcium est l’un des composants qui est le plus présent dans l’organisme. Dans les os et les dents, le calcium est jumelé au phosphore pour former la structure cristalline qui donne aux os leur résistance. Le calcium est indispensable pour la contraction des muscles, l’envoi des messages au système nerveux, l’activation des enzymes, la coagulation du sang et le maintien de l’équilibre des liquides.
Une carence en calcium constitue l’un des facteurs du rachitisme (voir vitamine D) et de l’ostéoporose, maladie caractérisée par la diminution de la trame protéique des os (os moins denses et plus fragiles). À lui seul, cependant, le calcium sera incapable de bâtir des os résistants; le calcium agit en synergie avec le magnésium et la vitamine D et ne pourra être absorbé en l’absence de ses deux partenaires. De nombreux autres minéraux tels que le bore, le manganèse, le cuivre, le zinc et le phosphore, en plus des nombreuses vitamines telles que celles du complexe B et les protéines sont nécessaires pour la formation des os. Les hormones ont aussi une influence sur la densité des os.
Parmi les meilleures sources alimentaires de calcium on retrouve les produits laitiers, les poissons en conserve comme le saumon ou les sardines avec les arêtes et les légumes feuillus vert foncé comme le chou frisé et les feuilles de chou vert. Les épinards regorgent de calcium, mais ce dernier est mal absorbé. Les amandes, les graines de tournesol et les boissons enrichies de soja en sont aussi de bonnes sources.

Iodure – fonctionnement normal de la glande thyroïde, cheveux, peau, ongles et dents en santé.

Le magnésium – d’énergie et santé du cœur
Environ 60 % du magnésium dans l’organisme se trouve dans le tissu osseux; le reste se trouve dans les muscles (surtout le muscle cardiaque) et les tissus mous. Cet oligoélément fait partie de plus de 300 enzymes. Il est indispensable pour assurer la transformation des aliments en énergie, la formation de l’ADN, la contraction des muscles et impulsions nerveuses, la synthèse des protéines et le fonctionnement de nombreuses hormones.
Les meilleures sources alimentaires de magnésium sont les grains entiers et les légumineuses, les légumes feuillus verts et les graines de tournesol. Plus de 80 % du magnésium des grains entiers se perd au moment de la transformation et n’est pas rajouté quand la farine blanche est enrichie. De plus, des niveaux élevés de calcium peuvent diminuer l’absorption du magnésium.
Les signes de carence en magnésium incluent la fatigue, la confusion, les crampes musculaires, l’irritabilité et les troubles cardiaques. De faibles niveaux de magnésium peuvent augmenter la pression artérielle et les crampes menstruelles ainsi que les risques de maladies coronariennes et de calculs rénaux.

Le phosphore – agit de concert avec le calcium pour renforcer les os et les dents.
Le phosphore est un élément très polyvalent qui remplit une grande variété de rôles dans l’organisme. La plupart du phosphore se trouve dans les os, où il agit de concert avec le calcium pour donner de la résistance et de la rigidité aux os et aux dents. Le phosphore constitue une principale composante de l’ADN, de l’ARN et des membranes cellulaires. Il est aussi essentiel à la croissance, l’entretien et la réparation de tous les tissus, ainsi qu’à la synthèse des protéines. Le phosphore est en fait le « P » dans ATP (adénosine triphosphate), la source d’énergie préférée des cellules.
La plupart des gens consomment deux fois la quantité de phosphore requise. Alors que les produits laitiers fournissent une source de calcium très absorbable, leur teneur en phosphore est aussi très élevée. Un apport en phosphore trop élevé peut faire en sorte que le calcium soit soutiré des os, ce qui résulte en une perte nette en calcium. Parmi les sources alimentaires nutritives, on retrouve les viandes, le poisson, la volaille, les œufs et les produits laitiers.

Le sodium, le potassium et le chlore – Maintenir l’équilibre hydroélectrolytique
On parle toujours de ces trois minéraux ensemble, car ils agissent ensemble en tant que système appelé électrolytes.
Les électrolytes sont des particules chargées appelées ions qui conduisent l’électricité lorsque dissoutes dans l’eau. Les électrolytes allument les étincelles qui font que nos muscles se contractent et que nos fibres nerveuses envoient des messages.
Les électrolytes travaillent toujours en équipes de deux : une paire d’ions portant une charge électrique négative est jumelée à une paire portant une charge électrique positive. Le sodium et le potassium sont des ions à charge positive qui attirent le chlore, dont la charge est négative. Ensemble, ils contrôlent le va-et-vient de l’eau dans les cellules. Ces minéraux travaillent aussi à maintenir l’équilibre hydroélectrolytique entre les cellules et le sang, l’équilibre acide-base dans le sang, le bon fonctionnement du cœur, des reins et de la glande surrénale.
L’organisme fonctionne mieux quand il contient plus de potassium que de sodium. La plupart des fruits et légumes à l’état naturel contiennent au moins 50 fois plus de potassium que de sodium. Malheureusement, la plupart des gens consomment deux fois plus de sodium que de potassium. Le sodium se faufile pendant la cuisson et par le biais des aliments préparés, de la nourriture de restaurant, des condiments et de la fameuse manie de saler les aliments une fois à table.

Le fer – formation des globules rouges
Cet oligo-élément reste littéralement au beau milieu de la molécule d’hémoglobine des globules rouges, transportant l’oxygène à toutes les cellules de l’organisme. Il reçoit aussi le dioxyde de carbone (déchet rejeté par les tissus), le retournant aux poumons qui l’expirent. Le fer agit aussi de concert avec plusieurs enzymes impliquées dans la production d’énergie et la synthèse de l’ADN.
Il existe deux formes de fer. On les retrouve dans de nombreux aliments.
Le fer relié à l’hème, que l’on retrouve principalement dans les viandes rouges et le foie, est celui qui s’absorbe le mieux.
On retrouve le fer non relié à l’hème dans les grains entiers, les sardines, les fruits séchés, les feuillus vert foncé, les œufs, le jus de pruneaux, les huîtres et de nombreux autres aliments.
Malheureusement, l’organisme a du mal à absorber le fer relié à l’hème et encore plus de difficulté à absorber le fer non relié à l’hème. De grandes quantités de calcium, de fibre et d’antiacides prises avec des aliments riches en fer entravent davantage l’absorption. La vitamine C augmente l’absorption du fer, alors prenez un verre de jus d’orange quand vous mangez des raisins secs.
Le manque de fer est la carence en nutriments la plus courante en Amérique du Nord, encore plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Cette carence résulte en la détérioration de la livraison d’oxygène aux tissus qui peuvent se traduire par de l’anémie, des difficultés d’apprentissage, une baisse des niveaux d’énergie et un flux menstruel excessif.

Le cuivre – produit de l’énergie, des nerfs et jointures en santé
On retrouve du cuivre dans tous les tissus de l’organisme, quoique sa concentration soit plus élevée dans le foie et le cerveau.
Cet oligo-élément :

  • favorise la production de collagène pour des os et tissus conjonctifs sains;
  • agit comme coenzyme dans la production d’énergie et d’hémoglobine;
  • forme du superoxyde dismutase à cuivre, une puissante enzyme antioxydante;
  • aide à former la gaine de myéline, une enveloppe protectrice qui entoure les fibres nerveuses;
  • favorise l’absorption du fer.

Une carence en cuivre se traduit par une détérioration des tissus conjonctifs et des os, des perturbations cérébrales, des niveaux élevés de LDL («mauvais cholestérol»), une diminution du taux de HDL («bon cholestérol») et une réduction de la réponse immunitaire.
Parmi les sources alimentaires de cuivre, on retrouve les pains et céréales de grains entiers, les mollusques et crustacés, les noix, les œufs, la volaille, les haricots et pois secs et les légumes feuillus vert foncé. Boire de l’eau provenant de tuyaux en cuivre fournit aussi une certaine quantité de cuivre.

Le zinc – pour la prostate, la guérison des plaies et le rôle immunitaire
Le zinc est l’une des composantes de plus de 200 enzymes et joue une multitude de fonctions. Il est nécessaire à la synthèse des protéines, la guérison des plaies, la fonction immunitaire, l’action de l’insuline, le rôle de la prostate, et le bon fonctionnement du goût, de la vue et de l’odorat. Le zinc joue aussi un rôle primordial dans la production de spermatozoïdes sains.
Les huîtres constituent la meilleure source alimentaire de zinc; les autres mollusques et crustacés, poissons et viandes rouges en contiennent aussi. Parmi les sources végétales, on retrouve les grains entiers, les légumineuses, les noix et les graines, quoique le zinc provenant d’aliments d’origine végétale ne s’absorbe pas bien.

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